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Trudeau du Canada illustre le leadership climatique face à la crise du COVID-19

Alors que les pays du monde entier luttent pour équilibrer des priorités cruciales à long terme comme les changements climatiques et les problèmes urgents de santé et économiques auxquels sont confrontés des millions de personnes souffrant des effets d'une pandémie virale, le gouvernement du Canada s'est distingué par une nouvelle politique conçue pour relever les deux défis sans court-circuitant non plus.

Le Premier ministre Justin Trudeau sur le plan de stimulation énergétique du Canada offre un exemple remarquable de la façon dont les dirigeants mondiaux peuvent soigneusement répondre aux besoins immédiats de la société tout en réduisant simultanément la pollution par les gaz à effet de serre qui déstabilise notre climat. La réponse de Trudeau démontre qu’il est possible de protéger et de préserver des emplois – même dans le secteur du pétrole et du gaz – tout en réduisant les émissions.

Le plan, annoncé en avril, comprend plus de 2 milliards de dollars canadiens pour aider à compenser la crise dans le secteur de l'énergie, tout en restant fortement concentré sur l'économie et l'environnement. Il comprend 1,7 milliard de dollars canadiens pour nettoyer d'anciens puits dits orphelins en Alberta, en Saskatchewan et en Colombie-Britannique, ce qui, selon le gouvernement, préservera plus de 5 000 emplois en Alberta seulement.

Le paquet prévoit également un fonds de réduction des émissions de 750 millions $ CA, qui fournit des contributions remboursables aux producteurs de pétrole et de gaz pour réduire les émissions de gaz à effet de serre, en mettant l'accent sur le méthane – un puissant gaz à effet de serre avec plus de 80 fois la puissance de réchauffement de 20 ans de gaz carbonique. Selon des responsables, le fonds créera jusqu'à 10 000 nouveaux emplois.

Étendre un record de leadership

Comme dans d'autres pays, des groupes industriels canadiens de producteurs de pétrole et de gaz ont fait pression pour obtenir des renflouements financiers et un assouplissement de la surveillance réglementaire en réponse à la crise des coronavirus. En particulier, le gouvernement Trudeau a été prié de revenir en arrière, de retarder ou d'affaiblir autrement la réglementation historique sur le méthane du Canada adoptée en 2018, qui venait d'entrer en vigueur au début de cette année.

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Au lieu de céder à un faux compromis entre l'économie et notre environnement, Trudeau et le gouvernement fédéral ont choisi une nouvelle voie qui protégera la santé à long terme de notre climat tout en veillant à ce que les personnes travaillant dans l'une des plus grandes industries du pays puissent non seulement affronter la tempête actuelle, mais aussi avoir un avenir plus propre, plus sain et plus sûr.

Le Canada est depuis longtemps un chef de file en matière de méthane. En 2016, Trudeau s'est associé aux présidents des États-Unis et du Mexique dans le cadre d'un ambitieux partenariat nord-américain sur le climat, l'énergie propre et l'environnement, dans le cadre duquel les trois pays ont convenu de réduire les émissions de méthane provenant du pétrole et du gaz de 40% à 45% d'ici 2025. Deux des années plus tard, le Canada est devenu le premier pays au monde à adopter des règlements nationaux sur les émissions de méthane – les règles mêmes que les entreprises exigent maintenant de supprimer – afin que le Canada puisse atteindre l'objectif convenu.

Les étapes du succès

Les dernières actions de Trudeau démontrent un leadership continu sur cette question et montrent comment le gouvernement peut réfléchir à plusieurs crises en même temps. Comme toujours, le défi réside dans le suivi.

Pour réaliser pleinement la promesse du nouveau Fonds de réduction des émissions du Premier ministre, il doit encourager les pratiques les meilleures et les plus efficaces, plutôt que de simplement subventionner le respect de la réglementation en vigueur. Cela réduirait les coûts dans un environnement économique difficile, tout en réduisant considérablement les émissions et en catalysant la croissance de l’emploi et des entreprises dans l’industrie naissante de la réduction du méthane au Canada.

Le fonds doit également accroître son soutien pour une mesure et une surveillance plus précises des émissions de méthane. Une meilleure quantification des émissions de méthane provenant du pétrole et du gaz entraînera une meilleure atténuation, des réglementations plus fortes et plus efficaces et une croissance de l'emploi plus durable.

Sur la scène internationale

Le monde a besoin d'exemples positifs de leadership mondial fort pour aider à tracer la voie du méthane et à construire un consensus pour l'action. Bien que la prochaine série de pourparlers internationaux sur le climat ait été reportée à l'année prochaine, les dirigeants doivent continuer à augmenter leur ambition de réduire les émissions et d'atteindre les objectifs cruciaux de Paris. L'initiative canadienne, les réussites canadiennes et une voix canadienne forte sur la scène internationale donneront à la nation l'occasion de faire de la réduction du méthane sa contribution phare dans la course à un avenir durable.

Le Canada montre que la réduction des émissions de méthane peut se faire même au milieu de la pire pandémie mondiale en un siècle, donnant l'exemple aux pays du monde à suivre. En travaillant ensemble, nous pouvons nous assurer que lorsque des temps meilleurs reviendront, nous aurons mis en place les piliers d'un monde plus propre que nous méritons tous.

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